mercredi 24 juin 2015

L’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction

il faut absolument ouvrir des carrières, on manque de sable !!!!aller les deux derniers titre de la LMC (avril et mai 2015).


 et la demande en granulat, cela donne quoi ?

vite déboisons 40 ha de bois pour récupérer tout le sable....


mardi 23 juin 2015

MDR !!!!!!! ...............

Extraits du rapport en réponse au CE.

on en reparlera bientot

c'est cela...

 à bon !!!!!

 Vivement , cela a l'air vraiment bien.

bref je pense que l'on va bientôt en reparler ........ Wait and see !


jeudi 5 mars 2015

Protégeons les renards !


À l’attention de Madame la Ministre de l’Écologie

Le renard pâtit d’un double statut : à celui d’espèce « chassable » s’ajoute celui d’espèce « nuisible ».
Il est en effet classé comme tel sur l’ensemble du territoire métropolitain, à l’exception de Paris et de la Corse.

Ce statut lui vaut d’être détruit par tir, piégeage, enfumage et déterrage, toute l’année.
Entre 600 000 et 1 000 000 de renards sont tués par la chasse et le piégeage chaque année en France. Cette persécution systématique, à l’aide de méthodes dont la brutalité ne se justifie pas, n’est étayée d’aucun argument par les adeptes de ce massacre.

Concernant les maladies que le renard est susceptible de véhiculer : la destruction des renards n’est pas une solution pour améliorer la situation sanitaire d’un pays (note de présentation du 12 juin 2012 concernant l’arrêté ministériel du 2 août 2012 relatif au classement des espèces « nuisibles »). Cette situation peut se voir aggravée par les déplacements des populations vulpines, induits par ces prélèvements.

- la protection des activités agricoles ne tient pas : ce classement ne prend pas en compte le rôle d’auxiliaire que joue le renard en prélevant chaque année des milliers de micro-mammifères ravageurs de récoltes. Votre ministère a précédemment reconnu que « la destruction du renard peut être défavorable à certaines activités agricoles » et en conséquence, a demandé aux préfets de réaliser une analyse des avantages et inconvénients à classer cette espèce au regard des mesures administratives de lutte, souvent chimique, mises en œuvre contre certains campagnols (circulaire du 26 mars 2012). Seule une poignée de préfets l’ont fait, mais les nombreux récalcitrants n’ont pas été rappelés à leur devoir.

- enfin, si, en vertu de l’article R. 427-6 du code de l’environnement, le classement « nuisible » d’une espèce peut être motivé par la protection de la faune, le renard est un prédateur terrestre faisant partie intégrante du patrimoine naturel commun et qui, à ce titre, joue un rôle de régulateur : il ne met aucune autre espèce animale en danger. Son classement ne vise en réalité qu’à protéger le gibier inadapté à la vie en milieu naturel, car tout juste sorti d’élevage pour agrémenter les parties de chasse.

Madame la Ministre, nous vous demandons le déclassement du renard de la liste des « nuisibles » dans tous les départements français et l’interdiction de sa chasse en dehors de la période d’ouverture générale de la chasse (de mi-septembre à fin février).

Pour rendre sa place au renard, signez et diffusez !  LA PÉTITION ICI


SIGNER LA PÉTITION ICI

vendredi 20 février 2015

2014 se termine mal...

Un quatrième trimestre 2014 encore en repli

En dépit d’une légère hausse des niveaux de production par rapport à un mois de novembre très déprimé, l’activité des matériaux de construction est restée fortement ralentie en décembre. Ainsi,les livraisons de granulats, bien qu’en hausse de 5,3 % par rapport à novembre, étaient encore en repli de 7,5 % par rapport au mois de décembre de l’année 2013 (données cvs-cjo). Sur le dernier trimestre de 2014, l’activité des granulats aura perdu 11,3 % par rapport à la même période de l’an passé et 1,7 % par rapport au trimestre précédent. Au total, comme il était attendu, l’année 2014 se solde par une baisse de la production d’un peu plus de 5 % (cvs-cjo). Du côté du BPE, le constat est sensiblement identique. La légère progression de la production en décembre (de + 3,7 % par rapport à novembre) n’en laisse pas moins le niveau d’activité en deçà de 9,7 % par rapport à décembre 2013. Sur le dernier trimestre 2014, la production enregistre une chute de 9,9 % au regard de la même période de 2013 et de 1,3 % par rapport au troisième trimestre. A l’instar du secteur des granulats, le BPE termine 2014 sur une contraction annuelle de plus de 5 % en données cvs-cjo.Quant à l’indicateur matériaux, il reste dans le prolongement des évolutions du granulat et du BPE.L’ensemble des matériaux s’inscrit sur une tendance très négative au cours du quatrième trimestre 2014, de l’ordre de -11 % par rapport à la même période de 2013. En données provisoires, l’indicateur traduit une année 2014 en repli sensible, d’un peu plus de -5 % en moyenne annuelle par rapport à 2013.

BTP : l’année 2015 s’ouvre dans l’inquiétude

 Le rebond de l’indicateur du climat des affaires qui était intervenu en novembre dans l’enquête INSEE auprès des professionnels du bâtiment ne s’est pas confirmé en décembre. En effet, le climat conjoncturel reste dégradé et les entrepreneurs demeurent pessimistes pour les mois à venir, leur activité s’étant de nouveau contractée en décembre. Les carnets de commande ont continué de se dégarnir dans le segment du gros œuvre comme dans celui du second œuvre et les capacités de production demeurent encore largement sous-utilisées. Il est vrai que le niveau des mises en chantier de logements et de locaux apparaît préoccupant. À fin novembre, on comptait moins de 300 000 logements commencés en cumul sur douze mois, soit une baisse de 11,4 % sur un an. Sur les trois derniers mois connus, le nombre de logements mis en chantier reculait encore de 4,7 % par rapport à la même période il y a un an et de -1,2 % par rapport aux trois mois précédents. Si l’on en croit les chiffres des permis, la tendance n’est pas prête de s’inverser. En effet, le nombre de logements autorisés se contractait encore de 4,7 % au cours des trois derniers mois connus (septembre à novembre) au regard des trois mois précédents et de 11,8 % sur un an. Ainsi, en cumul sur douze mois, on dénombrait 381 700 permis de construire à fin novembre dans le secteur résidentiel, soit un niveau en retrait de près de 12 % par rapport aux douze mois précédents. Et il ne faut pas compter sur le segment du non résidentiel pour prendre le relais. En effet, les derniers chiffres traduisent une nette détérioration de l’activité depuis plusieurs mois. En novembre, la baisse des surfaces de locaux mises en chantier s’accélérait (à - 7,8 % pour les trois derniers mois connus contre - 6,1 % sur douze mois, en variation sur un an). Quant aux surfaces autorisées, elles plongent à -17,8 % ces trois derniers mois, contre un repli à -10,7 % en cumul sur douze mois. Du côté des travaux publics, le tableau est tout aussi sombre. En novembre, les travaux réalisés plongeaient de 13,3 % par rapport à 2013 et de - 8,9 % sur les trois derniers mois. Quant aux prises de commandes, elles se situaient au point mort, atteignant un niveau historiquement bas en termes de marchés conclus. Après une année noire pour le secteur du bâtiment et des travaux publics (un quart des défaillances d’entreprises ont concerné le BTP en 2014), les attentes sont de plus en plus grandes pour 2015 face à des mesures de relance qui tardent à produire leurs premiers impacts.


 source : http://www.unicem.fr

jeudi 19 février 2015

les éoliennes ....



Limiter la pollution sonore des voisins d'éoliennes. Le Sénat a fixé à 1.000 mètres, dans la nuit de mardi à mercredi, la distance entre une éolienne et des habitations contre 500 mètres actuellement afin de protéger les riverains, une décision vivement critiquée par les professionnels du secteur. «Allez donc vous promener près d'une éolienne géante: le bruit est infernal», a dit l'auteur de l'amendement Jean Germain (PS) à l'occasion de l'examen du projet de loi de transition énergétique.

>> Nord-Pas-de-Calais: Pourquoi l'éolien tourne au ralenti

Eviter l'accumulation de recours


«De loin, un citadin qui passe, trouvera cela beau et majestueux. Pour les ruraux, ça l'est moins», a-t-il ajouté. «Pour des raisons médicales, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont fixé une distance minimale de 1,5 kilomètre; les États-Unis qui ne sont guère connus pour appliquer le principe de précaution, 2 kilomètres», a poursuivi l'élu. «Avec mon amendement, on concentrera les éoliennes dans des zones inhabitées et les parcs atteindront une taille critique. Le monde rural ne veut pas passer par pertes et profits». «Ce qui compte, ce sont les résultats: comment obtenir des éoliennes assez bien acceptées pour éviter l'accumulation des recours», a dit le rapporteur Louis Nègre (UMP).
Levée de bouclier du secteur éolien

Pour la Fédération énergie éolienne (FEE), qui regroupe la quasi-totalité des acteurs du secteur en France, cette disposition, si elle était maintenue, «serait catastrophique» et «neutraliserait» toutes les autres mesures favorables à l'éolien adoptées par le Sénat sur ce texte. «Dans des zones d'habitats dispersés, cela peut grever fortement le développement éolien et cette distance de 1.000 mètres n'est basée sur aucune analyse», selon Frédéric Lanoë, président de la FEE. Les professionnels insistent sur le fait que cette disposition «obérerait» l'atteinte de l'objectif, adopté par le Sénat, de 40% d'énergies renouvelables dans le mix électrique à l'horizon 2030.

Le projet doit être voté le 3 mars


Les sénateurs ont également supprimé l'article du projet de loi concernant le barème d'indemnisation des propriétaires lésés par l'implantation d'une éolienne. «La systématisation du principe d'indemnisation est inquiétante, qui pourrait être étendue par exemple aux antennes-relais», a estimé Louis Nègre. «En attendant de trouver la bonne rédaction, tenons-nous en au régime de responsabilité de droit commun prévu par le code civil» qui prévoit qu'«en l'absence d'un accord avec l'exploitant, l'indemnisation est déterminée au cas par cas par le juge civil», a ajouté l'élu des Alpes-Maritimes. Le projet de loi, déjà adopté par l'Assemblée nationale, est examiné au Sénat jusqu'au 19 février. Il fera l'objet d'un vote solennel le 3 mars

20 Minutes avec AFP

lundi 12 janvier 2015

Bazouges-sur-le-Loir Une carrière de sable doit ouvrir cette année


La commune de Bazouges, implantée dans la vallée du Loir (au sud ouest du département près de La Flèche), est riche d’un sous-sol alluvionnaire qui intéresse les carriers.

Plusieurs étangs de la commune sont la résultante de l’extraction passée de granulats.

D’ici la fin de l’année, une nouvelle carrière de sable va entrer en activité. Le groupe Pigeon a obtenu de la Préfecture l’autorisation d’exploiter un site - au lieu-dit Les Miniers - basé au sud de la commune aux confins de Cré-sur-Loir et de Fougeré (49). 150 000 tonnes de matériaux seront extraites chaque année pendant dix ans.




Ce jeudi, le 15 janvier à 20 heures à la mairie de Bazouges-sur-le-Loir, le futur exploitant de la carrière viendra présenter le dossier. L’organisation générale du site ainsi que les dispositions prévues en terme de circulation, de prévention des nuisances (sonores, poussières) mais également concernant la remise en état des lieux après son exploitation.

Les écolos veillent au grain

Le projet de carrière au Bauchet suscite quelques inquiétudes de la part des écologistes, à La Flèche. Ils expliquent pourquoi


Dernier jour d’enquête publique, lundi 3 novembre. Une enquête qui concerne le projet de carrière au Bauchet, à La Flèche. Enfin, presque… « L’enquête actuelle n’est pas directement sur la carrière, insiste Alain Chemin, le commissaire-enquêteur. C’est pour changer un classement de zone. Aujourd’hui, le terrain est en zone naturelle. Il deviendrait une zone naturelle carrière. » Le projet en lui-même, de carrière, serait alors soumis à une deuxième enquête.

Cette première enquête est donc les prémices d’une future carrière à La Flèche. « Il y a un potentiel que la commune aimerait utiliser », poursuit Alain Chemin. Ce projet se ferait alors en cinq phases, sur un terrain de 57,8 hectares, basé sur La Flèche et Thorée-les-Pins. Il est porté par la société La Ligérienne Granulats.

Évidemment, un tel dossier ne laisse pas insensible les écologistes. Pour la dernière permanence du commissaire-enquêteur, Hervé Bois, représentant d’Europe Écologie Les Verts (EELV) dans le Pays Fléchois, était présent. Et se dit inquiet. Il explique.

    Ce qui m’inquiète, c’est que le projet est près du terrain d’aviation, en zone Natura 2 000. Même à 65 mètres, les poussières, etc., on n’en sait rien. Même si les carriers disent que tout va bien, dans tous les cas.

Autre sujet de crainte pour le représentant d’EELV, la proximité immédiate avec le Loir. « Avec la disparition d’une nappe phréatique secondaire, précise-t-il. Ce terrain est aussi proche de l’ancien terrain militaire, qui servait de zone de stockage de munitions lors de la Seconde Guerre mondiale. » Pour lui, « l’impact environnemental n’est pas évalué ».

Point positif, tout de même, pour Hervé Bois, la remise en état du site.

    C’est possible. On n’est pas opposé farouchement au projet. Mais il y a peut-être d’autres endroits pour le faire…
Concernant la remise en état, Alain Chemin donne quelques détails. « La carrière sera exploitée pendant 25 ans. Ensuite, il est prévu une remise en état en partie agricole côté fléchois. À Thorée, il y aura un plan d’eau. »

Ce terrain, qui donne sur la route du Lude, pourrait donc devenir la carrière du Bauchet, si les réflexions suivent leur cours. Et si carrière il y a, aménagement sur la route du Lude il faudra.

    Il y aura des aménagements sécuritaires routiers, poursuit le commissaire-enquêteur. Il y aura un élargissement de la route, avec deux voies pour que les camions ne gênent pas la circulation.

Tout semble donc réfléchi et planifié pour cette carrière du Bauchet. Une carrière qui ne devrait voir le jour, si elle le voit, dans quelques années, tout de même.


mardi 16 décembre 2014

Bonnes Fêtes et meilleurs vœux 2015

Ce fut un début d’année 2014 chargé pour l’association de protection de l’environnement « non à la carrière de Courcelles La Forêt », Suite à la signature par le Préfet de l’arrêté d’autorisation d’exploiter pour la société Orbello du 17 février 2014, avec de nombreuses rencontres journalistiques, presse, radio et télévision, dont une nous a particulièrement marquée, avec les journalistes de l’émission « tout peut changer » de France 3.

Nous tenons à les remercier pour leur gentillesse, empathie et professionnalisme, et pour la qualité du reportage au fil duquel ils ont su parfaitement exposer et retranscrire  notre ressenti et toutes les nuisances auxquelles nous serions exposées par l’exploitation d’un tel site.

Ils ont ainsi pu filmer la marche blanche de l’association du 21 Mars 2014 lors de la journée internationale des forêts, où quelques 80 personnes ont pu exprimer leur désaccord sur l’ouverture de cette carrière, et leur refus des nuisances engendrées pour les riverains comme pour l’environnement, par une marche symbolique, et par la plantation d’un sapin dans le béton.

Si d’autres événements ont été organisés dans l’année, ce fut probablement le plus marquant.

Merci surtout à toutes les personnes toujours vaillantes et mobilisées, du village ou d’ailleurs, contre cette aberration que l’on tente de nous faire avaler depuis bientôt deux ans par le biais de kilos de dossiers remplis d’erreurs et d’omissions, qui nuirait profondément à notre si joli village, où la circulation de camions est déjà bien trop importante.

Restons mobilisés et vigilants, de nombreuses manifestations sont prévues par l’association pour cette année 2015 à venir, n’hésitez pas à nous rejoindre, à apporter votre soutien et vos idées.

Enfin, une pensée pendant les fêtes de fin d’année, pour les refuges et associations de protection animale qui se trouvent débordés. N’offrez ou n’achetez un animal qu’à des personnes informées et responsables. Pensez à la stérilisation pour les chats, cela devient une nécessité, trop sont voués à une vie de misère et d’errance. Tous ont droit à votre respect et à votre amour, donc pas d’abandon, d’attache, de cage ou de maltraitance, merci pour eux.

Bonnes Fêtes et meilleurs vœux 2015.


mardi 11 novembre 2014

Le sol est mort


Claude Bourguignon, né en 1951, est ingénieur agronome (INAPG) et docteur des sciences (biologie et biochimie). Après avoir été chargé de recherches à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), il a crée avec son épouse, Lydia Gabucci-Bourguignon, ingénieur IUT, son propre laboratoire de recherche et d'expertise en microbiologie des sols (Lams).

Ses travaux le conduisent à effectuer de nombreuses missions et conférences en France et à l'étranger

L'agriculture est aujourd'hui dans une impasse : une surproduction qui épuise le sol, provoque une rechute des rendements et ruine des milliers d'exploitants agricoles tout en dégradant la qualité nutritive des aliments et la santé des consommateurs.

Fondée sur une conception très réductrice du sol considéré comme une matière inerte, l'agronomie s'enlise dans les O.G.M. en appauvrissant le bagage génétique des plantes cultivées afin de rendre les agriculteurs prisonniers des semenciers.

vendredi 7 novembre 2014

L’origine des problèmes aujourd’hui réside dans le dogme de la croissance économique

Entretien avec Marie-Monique Robin

le mardi 4 novembre, Arte diffusait à 20h50 « Sacrée croissance ! » pour ceux qui souhaitent le revoir, le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin. Rencontre avec une journaliste, une réalisatrice et une écrivaine engagée.

Reporterre – Pourquoi avez-vous consacré un documentaire à la croissance ?

Marie-Monique Robin - L’idée de ce documentaire m’est venue, à la suite de ceux que j’avais réalisés sur l’agro-industrie, parce qu’il me paraît évident que l’origine de tous les problèmes dans lesquels nous sommes aujourd’hui réside dans le dogme de la croissance économique. Tous les jours, nos hommes politiques et les journalistes ne cessent de déplorer l’absence de croissance ou sa faiblesse. A la radio, à la télévision, il y a une incantation permanente, quasi-pathologique, à la croissance parce que, selon eux, elle résoudrait les problèmes du chômage et de la pauvreté. J’ai voulu faire ce documentaire précisément pour comprendre comment on en était arrivé là et pourquoi la croissance est devenue le paradigme indépassable. Parallèlement, nous avons atteint les limites de notre modèle économique, comme en témoignent de façon inouïe le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’effondrement des écosystèmes, la sixième extinction des espèces. Pour la première fois de son histoire, l’humanité toute entière est dans une situation gravissime. L’enjeu aujourd’hui, c’est sa survie et il y a urgence !

Je voulais aussi montrer que, partout dans le monde, des gens avaient compris cette situation et qu’ils dessinaient à leur échelle ce que pourrait être la société post-croissance en s’engageant dans des alternatives concrètes, dans les domaines de l’agriculture urbaine, des énergies renouvelables, des monnaies locales et sociales. Cette société, qui est déjà en marche, n’est pas basée sur le toujours plus mais sur le toujours mieux en prônant des valeurs telles que la convivialité, le partage, la coopération, l’échange, la créativité, etc.

Est-ce un documentaire sur la décroissance ?

J’ai beaucoup d’estime pour le mouvement de la décroissance car je trouve qu’il a été courageux de lancer ce mot-obus à un moment où le consensus sur la croissance paraissait inébranlable. Mais je préfère parler de société post-croissance parce que je pense que le terme de décroissance fait peur à beaucoup de gens, qu’il est pour eux synonyme d’austérité, de récession. Alors que post-croissance, cela veut dire que la croissance en tant que dogme économique – né il y a seulement deux siècles avec les économistes classiques, Adam Smith, John Stuart Mill, David Ricardo – n’est qu’une parenthèse dans l’histoire. J’ai d’ailleurs été surprise de voir durant mes recherches qu’eux-mêmes considéraient déjà à l’époque la croissance, c’est-à-dire l’augmentation de la production, comme un processus limité devant déboucher sur un état stationnaire. Les libéraux actuels ont l’air de l’avoir oublié.
 
Que représente, pour vous, la croissance ?
 
Quand on parle de croissance, il ne faut jamais oublier qu’on parle de l’augmentation du produit intérieur brut (PIB), un concept économique né durant la Grande Dépression en 1929 aux États-Unis pour mesurer l’évolution de la production nationale. Cet indicateur traduit donc dès le départ une vision très productiviste de la réalité. Une vision qui fait aujourd’hui encore consensus dans tous les partis politiques, de droite comme de gauche. J’aime beaucoup l’image qu’emploie Herman Daly, le père fondateur de l’économie écologique et auteur du livre Beyond Growth [« Au-delà de la croissance », NDLR]. Pour lui, nous vivions avant la Seconde Guerre mondiale dans un monde vide avec seulement deux milliards d’habitants et énormément de besoins à satisfaire. Désormais, nous vivons dans un monde plein. La croissance a consisté à remplir le vide.

En réalité, la croissance a été possible à la sortie de la guerre, durant la période dite des « Trente Glorieuses », uniquement parce que l’énergie, et surtout le pétrole, était bon marché. Or, ce n’est plus le cas depuis le choc pétrolier de 1973. Pire, comme le pic pétrolier, c’est-à-dire le moment où la consommation dépasse la production, a été atteint en 2006, le prix du pétrole s’envole. La croissance repose aussi sur l’utilisation excessive des ressources naturelles, et plus particulièrement des minerais. Or là aussi le pic de production se rapproche dangereusement. L’exploitation des gisements est de plus en plus difficile et de plus en plus coûteux, le prix des matières premières ne peut donc que grimper. Comme ces limites sont aujourd’hui atteintes, la croissance ne peut plus revenir. C’est évident.
 
Quel regard portez-vous sur la période que nous traversons actuellement ?
 
L’historienne Naomi Oreskes [co-auteure, avec Erik Conway, de L’effondrement de la civilisation occidentale, NDLR] parle de « l’âge de la pénombre ». Je pense en effet que nous marchons vers l’effondrement. En vérité, nous ne traversons pas une simple crise, il ne s’agit pas d’une situation conjoncturelle, temporaire, nous sommes emportés dans des bouleversements systémiques, qui se sont accélérés depuis 2007 avec la crise financière, et où les conditions mêmes de la vie ne sont plus garanties. L’effondrement de la production alimentaire est par exemple extrêmement inquiétant. En Europe, des études montrent que le rendement des cultures de maïs et de blé ont chuté de près de 10 %. Nourrir les populations sera de plus en plus problématique.

Malgré cela, les hommes politiques continuent d’implorer, de sacraliser la croissance comme si de rien n’était. Mais ce n’est matériellement plus possible ! Ils sont incapables de penser dans un cadre différent de celui qui prévaut depuis deux siècles et dans lequel ils ont été formés, dans les grandes écoles, à l’ENA. Ils sont dans ce que j’appelle « le grand déni ». Notre système de démocratie parlementaire présente lui aussi ses limites dans la mesure où les élections empêchent nos représentants d’avoir la vision à moyen et long termes dont nous avons cruellement besoin. Malheureusement, nos élus ne pensent bien souvent qu’à leur prochain mandat.

Des alternatives au modèle capitaliste existent depuis les années 1960, voire avant. En quoi les alternatives actuelles sont-elles porteuses d’un changement systémique ?
 
Il y a une différence très claire. Ceux qui se sont engagés dans des mouvements alternatifs après Mai 68 contestaient la société de consommation en recherchant une manière de vivre différente, hédoniste, et ils allaient pour cela vivre en Ardèche ou ailleurs dans une démarche, la plupart du temps, personnelle. Aujourd’hui, ceux qui sont impliqués dans des alternatives ont intégré les limites du système que j’ai citées, ils ont conscience des enjeux planétaires et ils recherchent collectivement des solutions, par exemple en reprenant en main la production alimentaire, comme à Toronto et à Rosario (en Argentine), en relocalisant la production énergétique, comme au Danemark et au Népal, ou en créant des monnaies locales, comme à Fortaleza (au Brésil) et en Allemagne. Un mot revient sans cesse à travers ces initiatives, c’est « résilience ». C’est le nouveau concept économique dont nous avons besoin.
 
Comment le définissez-vous ?
 
C’est la capacité à encaisser les chocs, car il faut admettre qu’il y en aura de plus en plus même si ce n’est pas facile à accepter. D’ailleurs, on est déjà dans la tourmente. Or plus on anticipera les chocs, comme le réchauffement climatique, et moins ils seront violents. Autrement dit, la résilience, c’est la recherche de l’autonomie en réduisant son empreinte écologique. Dennis Meadows [physicien américain et co-auteur du célèbre rapport Halte à la croissance ? en 1972, NDLR] l’explique très bien dans le film, c’est une démarche qui consiste à se dire : qu’est-ce que je peux faire à mon niveau pour éviter de rejeter du CO2 ? Comment je peux faire dans la vie de tous les jours ? Et cette réflexion est généralisable à l’échelle d’une famille, d’une usine, d’une région, etc. La bonne nouvelle, c’est que toutes les personnes que j’ai rencontrées et qui se sont engagées sur cette voie créent des liens entre elles et elles se portent bien, et même mieux qu’avant.

Ces initiatives redéfinissent aussi ce que sont nos besoins fondamentaux. Dans la société de consommation dans laquelle nous vivons, c’est une question que l’on ne se pose même plus ! Ce qui est en train de se passer, c’est que nous revenons en fait aux besoins qui prévalaient à l’ère pré-industrielle, juste manger, vivre...
 
Ces initiatives individuelles et collectives suffisent-elles ? Que devons-nous attendre des responsables politiques ?
 
Elles ne suffiront pas parce que, à la différence des années 1960-1970, nous n’avons plus le temps. Le rôle des politiques est justement d’encourager, de soutenir, y compris financièrement, toutes ces initiatives pour qu’elles se multiplient et se généralisent. Or ce n’est pas du tout ce qu’ils font. Les milliards d’euros offerts aux entreprises sans contrepartie en sont une illustration. Le formatage idéologique des hommes politiques tout comme leur proximité avec ceux qui ont intérêt à ce que la machine continue sa course folle – ces riches qui détruisent la planète – sont des obstacles énormes. Le problème de la justice sociale internationale, avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres, se pose également. On ne peut plus faire l’économie de la question fondamentale de la répartition des richesses dans un monde aux ressources limitées.

Il est impératif d’investir dans les secteurs qui nous permettent d’accélérer la transition vers une société post-croissance, décarbonée, comme les énergies renouvelables, l’agro-écologie, la rénovation thermique des bâtiments, etc. Si on le veut vraiment, l’Europe peut produire 100 % de son énergie à partir d’énergies renouvelables d’ici 2050, voire 2030 ! En plus, la transition énergétique est pourvoyeuse d’emplois : un million d’emplois peuvent être créés grâce à l’agro-écologie par exemple. Pour accompagner la transition, nos hommes politiques peuvent d’ores et déjà s’appuyer sur les savoir-faire de toutes celles et de tous ceux qui sont impliqués dans les alternatives concrètes. On a tendance à penser que la transition ne peut être que douloureuse, mais elle ne le sera pas si on la prépare dès maintenant. Hélas, le temps presse...
 Propos recueillis par Anthony Laurent
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Source : Anthony Laurent pour Reporterre.

mardi 28 octobre 2014

Comment ne surtout pas voter une loi

Source : ici
Cet article a été publié par Charlie Hebdo le 11 juin 2014

La blague est féroce : depuis deux ans, les socialos promettent une loi de « transition énergétique », repoussée trois fois et désormais renvoyée aux calendes grecques. L’explication est simple : le nucléaire et le pétrole sont cent fois plus puissants que le gouvernement.

Le gouvernement est tombé si bas qu’il vient une nouvelle fois d’envoyer aux pelotes la loi de transition énergétique, pourtant annoncée comme un phare du quinquennat Hollande. En deux mots, il s’agit de s’entendre sur l’avenir énergétique en fixant des objectifs pour le nucléaire, le gaz, le pétrole, les énergies renouvelables. D’ici 2030. Tous les lobbyistes, tous les grands patrons, à commencer par ceux de Total – Christophe de Margerie – et d’EDF – Henri Proglio – passent la moitié de leur temps à saboter les mesures susceptibles de gêner leurs belles affaires.

En janvier 2013, notre splendide président annonce un « grand débat ouvert et citoyen » sur le sujet au cours du printemps. Doit suivre une synthèse, puis une loi, au plus tard en octobre. Rien n’arrive d’autre que la réunion d’une Commission Tartempion. Y aurait-il blocage ? Les amis, cela n’a rien d’impossible.

Entre-temps, Philippe Martin a été nommé ministre de l’Écologie, et il se ramasse veste sur veste dans les arbitrages. Lui, c’est lui, c’est-à-dire une crotte de nez. Eux, c’est eux, les gros lourds du gouvernement d’avant le remaniement : Montebourg, Moscovici, Ayrault, Cazeneuve et Hollande bien sûr. Montebourg veut ouvrir des mines partout en France, Moscovici lèche le fion de l’industrie, Ayrault ne rêve que croissance et aéroport dans le bocage, Cazeneuve a gagné à Cherbourg le surnom de député-Cogema (nucléaire), Hollande lit longuement L’Équipe avant de commencer ses journées. Bref. Martin est humilié, et perdu pour perdu, il décide de bluffer. Le 14 février 2014, il annonce contre l’évidence : « Les travaux sur la loi de transition énergétique avancent bien et les délais seront tenus ».

À ce stade bouffon, une loi est annoncée pour juin, au pire septembre 2014. Ségolène Royal, qui a hérité de l’abominable avorton après sa nomination au ministère de l’Écologie, sait qu’elle risque de planter ses séances photo en acceptant les diktats de l’Élysée. On en arrive ainsi, fort logiquement, à l’annonce de ces derniers jours : on repousse à la Saint Glin-Glin la loi, tout en jurant qu’elle sera discutée au printemps 2015, si. Si Hollande trouve du fric, ce qui fait déjà rigoler les plus lucides. Royal réclame en tout cas une grande rallonge pour associer son nom à un plan sérieux de rénovation thermique des logements.

On en reparlera, pour sûr, mais en attendant, une courte visite chez nos amis du Medef est nécessaire. Dès juin 2013, Gattaz et ses potes de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), de l’Union professionnelle artisanale et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) –  oui, tous ces gens couchent ensemble – envoyaient chier le gouvernement. Et depuis, leur position n’a cessé de se renforcer. Ils clament haut et fort qu’ils ont besoin d’une énergie abondante et bon marché, de gaz de schiste made in France, de nucléaire, de bâtiments neufs, de routes nouvelles. Le 3 juin 2014, pour bien enfoncer le clou, le Medef Rhône-Alpes, cornaqué par Pierre Gattaz, a présenté ses propres propositions. Le début : « La première proposition consiste à faire de la compétitivité des entreprises l’objectif de la transition énergétique (Lyon Capitale, 4 juin) ».

Y a-t-il une issue ? Apparemment, non. Le gouvernement socialo – 6% des inscrits aux élections européennes – mise tout ce qui lui reste sur le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies. Faut-il le préciser ? Le patronat tient papa Hollande par les couilles, et il n’est donc pas question pour lui d’accepter une loi qui freinerait pour de bon la gabegie énergétique.

Y a-t-il une issue ? Peut-être, quoique non. Il faudrait monter en six mois une coalition sans précédent, regroupant tous ceux qui pensent au-delà de l’année prochaine. Capable d’ouvrir les yeux sur le désastre écologique planétaire, la crise climatique, le risque désormais évident de dislocation des sociétés humaines. On voit qu’il ne faut pas compter sur la politique classique pour avancer. Une seule solution, la révolution. C’est pas gagné.

mercredi 22 octobre 2014

Lobbying : les hauts fonctionnaires et décideurs publics pas assez contrôlés

21 oct. 2014, PAR Raphaël Moreaux (acteurs publics.com, mardi 21 octobre 2014)

Un rapport inédit de l'association Transparency International, publié le 21 octobre, dresse un bilan sévère de l'impact du lobbying sur la décision publique en France. S'il reconnaît de timides avancées en matière de transparence au Parlement, il regrette que “les autres lieux où se forgent la décision publique [soient] pour l'instant oubliés”.


La prise de décision dans la sphère publique française est encore loin d'être transparente et exemplaire. L'Hexagone ne satisfait que 27 % des 65 indicateurs retenus par l'association Transparency International dans son “État des lieux citoyen sur le lobbying en France”, publié le 21 octobre [Cliquez ici pour accéder au rapport].

“À ce jour, l'encadrement des relations entre décideurs publics et représentants d'intérêts est quasiment inexistante en France, à l'exception notable de l'Assemblée nationale”, tacle le communiqué de presse de l'association. Les conclusions du rapport varient selon que l'on parle d'intégrité des acteurs publics, d'équité d'accès à l'information ou de transparence en matière de lobbying (voir tableau ci-dessous), mais les notes attribuées à la France restent toutes en dessous de la moyenne.


Institutions inégales
L'inégalité de traitement entre acteurs publics revient tout au long du rapport comme un faiblesse du système français. Transparency International regrette ainsi que “la question de l'encadrement du lobbying [soit] abordée uniquement au Parlement”. “Les autres lieux où se forgent les décisions publiques (services de l'Élysée, cabinets ministériels, autorités administratives, collectivités locales) sont pour l'instant oubliés”, insiste l'association.

“Ni le statut général de la fonction publique, ni les réglements et codes de déontologie des assemblées, ni la charte de déontologie du gouvernement ne traitent des relations avec les représentants d'intérêts”, poursuit le rapport, qui reconnaît pourtant un “réel progrès” en termes de prévention des conflits d'intérêts grâce à la loi sur la transparence de la vie publique adoptée en 2013.

Transparency cite aussi le futur projet de loi sur les droits et obligations des fonctionnaires, pour l'instant embourbé dans un embouteillage législatif [lire notre article]. Il prévoit notamment des déclarations d'intérêts et de patrimoine pour les fonctionnaires les plus exposés, mais l'association questionne là aussi les moyens de contrôle de ces déclarations.

Surveillance et contrôles
Même souci de contrôle en matière de pantouflage. Certes, tous les agents publics sont ici concernés par le délai de carence de trois ans entre la fin d'une fonction publique et l'arrivée dans une entreprise que le fonctionnaire avait la charge de contrôler. Mais “la question se pose des moyens dont disposent les autorités de contrôle compétentes [Commission de déontologie de la fonction publique et Haute autorité pour la transparence de la vie publique, ndlr] par rapport à l'étendue de leur mission”, relève Transparency.

Le rapport cite l'exemple de la Commission de déontologie, dont les avis n'engagent que très faiblement l'administration. “En cas d'avis de réserve – qui représentent près de 42 % des avis rendus pour la fonction publique d'État – la commission n'a aucun moyen de contrôler la suite donnée”, constate le rapport.

Financé par l'Union européenne, l'état des lieux dressé par Transparency International est mené parallèlement dans 19 pays européens. L'Allemagne a également été sévèrement épinglée la semaine dernière lors de la publication du rapport outre-Rhin [lire notre article]. L'association annonce pour début 2015 une étude comparative qui devrait permettre d'avoir un panorama exhaustif à l'échelle du continent.

Raphaël Moreaux


mercredi 15 octobre 2014

énergie éolienne la grande escroquerie

Énergie éolienne: La grande escroquerie, un film de Armel Joubert des Ouches

Pour dénoncer les méthodes utilisées par les promoteurs éoliens, un documentaire a été réalisé par Armel Joubert des Ouches journaliste indépendant, ancien correspondant et responsable régional de TF1.
Robert Werner, qui a été Grand reporter et rédacteur en chef à TF1, lui a apporté son concours.

Ce film analyse la corruption qui règne dans le système éolien et met en évidence, à l’aide de témoignages, les méthodes utilisées par les promoteurs éoliens pour arriver à leurs fins.

Ces pratiques sont dénoncées par Le Service Central de Prévention de la Corruption dans son rapport d'activité 2013 (*). Cette enquête alerte les responsables de l'État sur les graves dérives de l'affairisme éolien en France, les prises illégales d’intérêts de la part d’élus et les pratiques d'enrichissement personnel qui prospèrent sur fonds publics en multipliant les ingérences privées dans le fonctionnement de l'État.

Les rouages d’un scandale financier, qui se compte en milliards d’euros par an, sont dévoilés par ce film en dépit de l’omerta presque totale qui règne sur ce sujet.

S'il soulève un vrai problème, ce film à charge qui convient parfaitement à la Fédération de protection du Paysage et sans doute à l'industrie nucléaire, manque un peu de nuance. Et, s'il met en cause une option prise en particulier par l'Allemagne pour la transition énergétique, imitée par la France, il ne dit pas que l'urgence se précise chaque jour de mettre en place des solutions afin de procurer des ressources énergétiques pour l'avenir, sachant que le pétrole est en voie de disparition...
Il y a quand même de réelles anomalies, comme l'histoire de l'éolienne de Coutances (Manche)....
Patrice Dézallé

vendredi 12 septembre 2014

NIMBY


NIMBY ou Nimby est l’acronyme de l'expression « Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour ». Le terme est utilisé péjorativement pour décrire soit l'opposition par des résidents à un projet local d’intérêt général dont ils considèrent qu’ils subiront des nuisances, soit les résidents eux-mêmes.

Il s’agit généralement de projets comme de grands bâtiments, d’usines chimiques, de parcs industriels, de bases militaires, d’éoliennes, d’antenne-relais, d’usines de dessalement, de décharges ou de centres d'enfouissement, d’incinérateurs, de centrales électriques, de prisons, de centres d'hébergement et de réinsertion sociale, d’écoles, de garderies, d’auberges de jeunesse, de stades, de lotissements et - le cas le plus fréquent - de programmes d'amélioration de transport (nouvelles routes ou autoroutes, chemins de fer, ports, aéroports).

 



NIMBY est aussi utilisé plus généralement dans un sens figuré pour décrire les personnes qui prônent une certaine proposition (par exemple, des mesures d'austérité budgétaire, des augmentations d'impôts, des réductions d'effectifs), mais s'opposent à son application dans une manière qui exigerait un sacrifice de leur part.

> En somme, des éoliennes, des carières, des autoroutes ... ok tant que cela ne me gène pas !!!

jeudi 11 septembre 2014

Sale été pour la conjoncture ! MDR !!


Après un mauvais mois de mai et la publication définitive des données de juin, le mois de juillet vient confirmer la dégradation sensible de l’activité des matériaux.

La publication définitive des données du mois de juin est venue confirmer le mouvement de dégradation de l’activité amorcé au printemps. Les premières estimations pour le mois de juillet renforcent le trait et traduisent une accélération de la baisse par rapport à l’an passé. Ainsi, les livraisons de granulats ont chuté de 13,7 % (données cvs-cjo) par rapport à juillet 2013 tandis que la production de béton a reculé de 9 %. Sur les trois derniers mois connus, la baisse est sensible puisqu’elle se chiffre à -7,9 % pour les granulats par rapport aux trois mois de février-mars-avril et à -9,2 % par rapport à la même période de l’an passé. S’agissant du BPE, le repli est certes plus amorti mais néanmoins notable : -3,3 % par rapport au trimestre précédent et -6,1 % par rapport au trimestre mai-juin-juillet de 2013.

Ainsi, en cumul sur les sept premiers mois de 2014, l’évolution sur un an de l’activité est passée en territoire négatif à -1,1 % pour les granulats et à -1,4 % pour le BPE. Selon toute vraisemblance, cette dégradation devrait se confirmer en août et se généraliser à l’ensemble des matériaux.

Dès lors, dans un contexte où les ressorts de l’activité semblent cassés du côté des travaux publics (avec un net décrochage des travaux réalisés depuis avril) comme du côté du bâtiment (les mises en chantier continuaient de baisser fin juillet pour atteindre seulement 305 000 logements sur un an), tous les espoirs de la profession reposent sur la mise en œuvre rapide des mesures de relance du plan logement de Manuel Valls et sur des messages forts d’incitations aux investissements des collectivités locales. Avec une croissance économique au point mort et la poursuite de la montée du chômage, seul un soutien fort au secteur de la construction pourra contribuer à ranimer l’économie française.

source : http://www.unicem.fr/   
" L’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction"

mercredi 10 septembre 2014

Le dialogue, tout un état d'esprit MDR !!!!



Les carrières de granulats sont implantées le plus souvent dans des territoires ruraux et leur activité a naturellement des effets sur la population locale. Pour faciliter cette « cohabitation », les industriels ont développé la concertation.

Sous l’impulsion de leur association professionnelle « Charte Environnement des industries de carrières », ils ont volontairement créé des cellules locales de concertation et de suivi (CLCS).

Celles-ci réunissent, aux côtés des exploitants, des riverains, des élus locaux, des représentants d’associations de protection de l’environnement et d’associations de pêche ou de chasse, des représentants de l’administration, etc.


500 carrières dialoguent !

Des cellules de concertation existent en fait depuis le début des années 90 dans certaines entreprises. Aujourd’hui, près de 500 carrières adhérentes à l’association « Charte Environnement des industries de carrières » sont dotées d’une CLCS : le dialogue avec les parties prenantes y est devenu une pratique régulière.

Les échanges qui s’instaurent dans ces groupes, dans certains cas plusieurs fois par an, permettent d’améliorer les pratiques d’exploitation de façon à réduire ou supprimer les nuisances perçues par les riverains. Il permet aussi d’ajuster les projets d’extension ou de réaménagement en fonction des souhaits de la population locale.

C’est à travers le dialogue que se résolvent progressivement les conflits ponctuels.


carrières dans le cadre qui nous intéresse



dommage pour nous !!
 
Une priorité pour la profession

La concertation figure comme une priorité de la démarche volontaire de progrès mise en place par la profession sous l’appellation « Charte Environnement des industries de carrières ».

Le référentiel de progrès défini en 2004 inclut la création de cellules de concertation. Ce qui signifie que l’ensemble des sites engagés dans cette démarche - un millier environ - seront tous à terme dotés d’une cellule locale de concertation et de suivi .


Des formations pour animer les cellules de concertation

Pour sensibiliser les exploitants à l’importance de ce dialogue et les aider à organiser et animer ces cellules locales de concertation, l’association professionnelle « Charte environnement » leur propose des formations. 200 personnes ont été formées jusqu’à présent.

Cette formation a été élaborée avec le soutien de l’association Geyser, qui mène des activités d’études, d’échanges d’expériences et d’appui aux innovations locales ainsi que de mise en réseau dans le domaine du développement et de la concertation locale.

En complément de ces formations, un guide de la concertation a été conçu par la Charte Environnement en collaboration avec l’association Geyser.

Tout un état d’esprit

La mise en place de ces cellules de concertation est volontaire ; il ne s’agit pas d’une obligation légale.

La réglementation prévoit uniquement la réalisation d’une enquête publique lors de la procédure d’instruction des dossiers de demande d’autorisation d’exploiter.


Concertation avec les associations


En parallèle, se développe aussi un dialogue spécifique avec les associations de protection de l’environnement, centré sur la protection de la biodiversité en particulier.
Il se met en place à plusieurs niveaux :
  • au niveau local, à l’échelle de la carrière,
  • au niveau de certaines entreprises,
  • et au niveau du syndicat professionnel.

A titre d’exemple, on peut citer le rapprochement en région Rhône-Alpes entre la profession et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Ce partenariat vise notamment à :
  • sensibiliser les professionnels des carrières, l’administration et les autres associations aux enjeux de la biodiversité,
  • développer les connaissances sur la richesse du patrimoine écologique des carrières en Rhône-Alpes.

Il a permis un recensement des espèces d’oiseaux présentes sur les carrières et la diffusion aux exploitants d’un guide méthodologique « Une carrière, des hommes, des oiseaux ».

Autre exemple : le partenariat national entre l’association « Charte Environnement des industries de carrières » et Noé Conservation pour la conception et l’animation de formations destinées aux personnels des carrières.

L’association Noé Conservation a précisément pour mission de « sauvegarder la biodiversité, par des programmes de conservation d’espèces menacées et de leurs milieux naturels, en encourageant le changement de nos comportements en faveur de l’environnement ».

Sarthe La maison individuelle en crise

L’automobile, le commerce, l’industrie… la crise touche tous les secteurs. Les constructeurs de maisons individuelles ne sont pas épargnés, comme le confirme ce tour d’horizon en Sarthe.

Les chiffres donnent le ton. La construction de maisons individuelles est tout simplement en chute libre.

Recul historique

La Sarthe n’échappe pas au phénomène comme nous l’explique Claude Tourteau, Pdg de Maine Construction et président de l’Union des Maisons Françaises pour la Sarthe(1).

Le nombre de permis de construire autorisés pour les maisons individuelles est en forte diminution. Dans le secteur individuel pur, selon les chiffres de l’UMF, dans la Sarthe au premier semestre 2014 on relevait 448 permis autorisés contre 707 sur la même période de 2012. Soit un recul de 36,63 %.

Si on regarde sur une période plus longue on constate que la situation s’aggrave. En année pleine cette fois, en 2007, c’est-à-dire juste avant la crise, le nombre de permis autorisés pour ces maisons était de 2 363.

Il est tombé à 1 054 pour la dernière année pleine c’est-à-dire 2013. Ici « on est sur une chute d’environ 65 % », traduit Claude Tourteau en précisant qu’entre 2013 et 2014 la pente est encore de -25 %.

Les origines

« Actuellement, nous avons une partie de la population qui ne parvient plus à quitter le logement social pour faire construire », analyse le dirigeant.

Selon lui, les constructeurs de pavillons sont pris en tenaille. Il y a le pouvoir d’achat des primo-accédants qui est de plus en plus limité, la fragilité des contrats de travail, la hausse du prix du foncier, les contraintes de construction de plus en plus forte et la frilosité des banquiers.

A ce sujet, Claude Tourteau explique que pour un de ses clients qui voulait un crédit une banque est allée jusqu’à demander le bilan de l’entreprise qui le fait travailler…

En ce qui concerne le foncier, sauf à faire construire à plus de 20 kilomètres du Mans on voit « que là où ça pesait environ 15 % du budget total on est aujourd’hui sur 30 % ou même 40 % . Aujourd’hui nous avons encore du travail grâce au marché du secundo (le particulier qui vend et qui fait construire) et du retraité », explique le Pdg.

Des conséquences

Au final, cette baisse d’activité a également des conséquences auprès des artisans ou encore chez les vendeurs de matériaux de construction.

« C’est une chaîne complète. Actuellement on voit que ça licencie que ça restructure et que plus personne ne lance des investissements. »

En ce qui concerne le problème spécifique des artisans, Claude Tourteau explique que la politique de Maine Construction « est d’essayer de travailler avec les mêmes artisans mais aujourd’hui c’est compliqué pour eux aussi ».