mercredi 2 juillet 2014

Shéma régional éolien terrestre des pays de la loire



Le schéma régional éolien terrestre (SRE) des Pays de la Loire prescrit par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement a été adopté par arrêté du Préfet de région le 8 janvier 2013.

Il identifie les zones du territoire des Pays de la Loire favorables au développement de l’énergie éolienne terrestre, dans une approche se voulant suffisamment ouverte pour favoriser l’accueil des nouvelles installations, mais également respectueuse des paysages et de la richesse du patrimoine, qu’il soit culturel ou naturel.

Ce schéma fixe à 1750 MW l’objectif régional de puissance éolienne terrestre à l’horizon 2020, il vise près de 1000 MW supplémentaires d’ici cette date.

Les éoliennes font baisser les prix de l’immobilierLa première étude sur l’impact des éoliennes sur les prix de l’immobilier a été dévoilée. Elle réserve quelques surprises. Envoyer à un ami Imprimer Commentaires C’est confirmé. Pour la première fois, une étude sérieuse vient le démontrer : les éoliennes dévaluent les propriétés situées dans leur périmètre. A 2 km, les logements perdent 11 % de leur valeur. A 4 km, c’est 3 %. Une étude menée sur 1 million de logements L’étude qui nous l’apprend a été réalisée en Angleterre et au Pays de Galles. Les chercheurs de la London School of Economics ont comparé les changements de prix d’un million de logements sur 12 ans, dans des endroits où des éoliennes sont déjà installées, vont l’être ou ont été rejetées par les autorités locales. 32 000 euros en moins Le Daily Mail, qui relaie l’information, a fait le calcul : une maison à 300 000 euros n’en vaudrait plus que 268 000, soit une perte de 32 000 euros. Jusqu’à 180 mètres de haut et aussi bruyant qu’un marteau-piqueur La vue d’un parc d’éoliennes (qui peuvent mesurer jusqu’à 180 m) qui serait en cause, ainsi que le bruit des machines, dû aux vibrations des pâles, qui peut atteindre 120 décibels d’après l’Amac, soit le bruit d’un marteau piqueur. Un phénomène déjà reconnu en France En France, le phénomène est déjà connu. En 2010, la justice avait donné raison aux acheteurs d'une bergerie restaurée située à Tigné, dans le Maine-et-Loire. Ils n'avaient pas été prévenus par le vendeur qu'un parc éolien allait être construit aux alentours. La première chambre de la cour d'appel d'Angers avait estimé que l’éolienne dans le paysage de leur maison l’avait dévaluée de 10 % de son prix. Ils avaient récupéré 18 000 euros de dommages et intérêts et annulé l’achat.

La première étude sur l’impact des éoliennes sur les prix de l’immobilier a été dévoilée. Elle réserve quelques surprises.


C’est confirmé. Pour la première fois, une étude sérieuse vient le démontrer : les éoliennes dévaluent les propriétés situées dans leur périmètre. A 2 km, les logements perdent 11 % de leur valeur. A 4 km, c’est 3 %.

Une étude menée sur 1 million de logements

L’étude qui nous l’apprend a été réalisée en Angleterre et au Pays de Galles. Les chercheurs de la London School of Economics ont comparé les changements de prix d’un million de logements sur 12 ans, dans des endroits où des éoliennes sont déjà installées, vont l’être ou ont été rejetées par les autorités locales.

32 000 euros en moins

Le Daily Mail, qui relaie l’information, a fait le calcul : une maison à 300 000 euros n’en vaudrait plus que 268 000, soit une perte de 32 000 euros.

Jusqu’à 180 mètres de haut et aussi bruyant qu’un marteau-piqueur


La vue d’un parc d’éoliennes (qui peuvent mesurer jusqu’à 180 m) qui serait en cause, ainsi que le bruit des machines, dû aux vibrations des pâles, qui peut atteindre 120 décibels d’après l’Amac, soit le bruit d’un marteau piqueur.

Un phénomène déjà reconnu en France

En France, le phénomène est déjà connu. En 2010, la justice avait donné raison aux acheteurs d'une bergerie restaurée située à Tigné, dans le Maine-et-Loire. Ils n'avaient pas été prévenus par le vendeur qu'un parc éolien allait être construit aux alentours. La première chambre de la cour d'appel d'Angers avait estimé que l’éolienne dans le paysage de leur maison l’avait dévaluée de 10 % de son prix. Ils avaient récupéré 18 000 euros de dommages et intérêts et annulé l’achat.

résultat d"un sondage anglais :

mardi 1 juillet 2014

Accidents causés par des éoliennes

voici des informations quantitatives pour préciser le degré de danger pour quelqu’un qui habite à moins de 500 m d’une turbine.

98 bris de pales de 1992 à 2006
  • Pour empêcher les accidents de personnes, une précaution minimale est que les pales soient testées dans des laboratoires comme on le fait pour les ailes d'avion et que des prototypes soient installés loin des maisons avant que ces modèles ainsi testés pendant de longues périodes soient déployés en zones habitées

  •  Il est interdit de s’approcher de certains parcs d’éoliennes. Par exemple, par temps de gel, il faut rester à plus de 300 m des petites éoliennes car de gros blocs de glace peuvent se détacher des pales et atterrir à cette distance. Il faudrait rester à plus d’un km des turbines géantes.   

  •  Par temps de tempête, on ne se promène pas dans les bois et il ne faut pas non plus s’approcher des éoliennes car des pales brisées ou des mats qui s’écroulent peuvent atterrir à plusieurs centaines de mètres mais on ne peut pas déplacer sa maison par grand vent. On ne peut pas construire d'éoliennes qui pourraient tomber sur des routes de grande circulation.


 310 accidents sont signalés. 

Le plus fréquent est le bris de pales. 98 éoliennes ont eu une ou plusieurs pales brisées de 1992 à septembre 2006. Celles-ci sont projetées, parfois au delà de 400 m, par des éoliennes plus petites que celles qu’on propose aujourd’hui. On est maintenant (mai 2010) à 172 bris et une projection jusqu'à 1300 m en Norvège.


      La distance maximum des jets observés, aussi bien pour des débris de pales que des projections de glaçons est actuellement de 500 m depuis la base de la tour. Une personne au bas de la tour a été sérieusement blessée en recevant  un glaçon provenant de haut (en 2000). Des jets de glaçons sont souvent confondus avec des coups de feu. Depuis des éoliennes avec pales chauffées sont requises en zones exposées.

Quel est le risque ? 100 bris de pales pour 30.000 éoliennes dans le monde donne un risque de 1/300 par éolienne ou de 1/50 pour 6 éoliennes. Comme les données statistiques sont collectées sur des éoliennes ayant servi peu de temps (disons 5 ans) au lieu d'une durée de vie attendue de 15 ans, il faut multiplier par 3. Le risque qu'il y ait un bris de pales pendant la vie d'un parc éolien typique est donc de 3/50 ou 6% mais les chances peuvent être bien supérieures puisque le domaine est en évolution et les statistiques ne sont pas complètes. Des assureurs (Allianz) estiment qu'ils doivent indemniser une moyenne d'un accident tous les 4 ans par contrat. Jusqu'ici, les bris de pales n'ont pas causé de blessures humaines. Le fait que les héritiers seront indemnisés n'est pas très tranquillisant pour ceux qui doivent vivre à proximité d'une éolienne. Plutôt que d'ignorer ce risque, il est sage de réduire le danger physique d'un accident en construisant les éoliennes à une distance suffisante des habitations. Cela réduirait aussi des dangers plus fréquents : jets de glaçons et troubles du sommeil.



Feu au sommet du mat

      L’autre accident fréquent est le feu dans la nacelle (44 accidents). Le feu (1000 litres d’huile de graissage en feu) est trop haut pour être combattu. Il envoie des débris enflammés pendant plus d’une journée.


      37 cas de tour s’écroulant ou de dommage majeurs à la structure. Les dégâts sont limités à 150 m.
Accidents mortels lors de la construction et la maintenance



     37 accidents mortels, 31 étant des ouvriers tombés de la tour pendant le montage ou l’entretien. Cela rend cette industrie une des plus dangereuses par unité d'énergie produite (par TWh).

     3 accidents mortels de circulation sont attribués par la police à des conducteurs distraits par la vue d’un parc d’éoliennes. D'autres accidents concernent un parachutiste tombant sur une éolienne et un ULM pris dans un rotor. Un avion a percuté une éolienne (peut-être s'agissait-il d'un suicide).


      Des petites éoliennes (45 m de diamètre) construites par la Tennessee Valley authority sont entourées d'un cercle de barrières jaunes à plus de 100 m et de panneaux "No Trespassing". Des caméras sont installées pour surveiller le site (en 2003).

Problèmes de santé

        Des médecins signalent que des sons graves (le battement sourd typique des éoliennes) se propagent assez loin et passent à travers des fenêtres fermées et des cheminées. Des personnes ont leur sommeil compromis par ce bruit jusqu’à plus d’un mile (1 ,6 km).

La plupart des gens qui vivent depuis quelque temps près d'éoliennes signalent qu'ils souffrent de cette proximité. Cela est d'autant plus difficile à supporter quand ils s'aperçoivent que ces éoliennes qui salopent leur environnement naturel n'ont pas d'effet sensible sur le climat mais sont le résultat d'un affairisme de grande envergure. 

SANTE, RISQUES ET QUALITE DE VIE A PROXIMITE DES INSTALLATIONS EOLIENNES

Nina Pierpont, docteur en médecine (2005)
Lisez son livre: Le Syndrome Eolien 


CHUTES

Une nacelle (générateur et boîte de vitesses) qui pèse jusqu’à 60 tonnes, au sommet d’une tour métallique de 80 mètres, équipée de pales de 40 mètres, constitue un risque significatif pour les personnes, le bétail, les bâtiments et la circulation, dans un rayon égal à la hauteur de la structure (120 mètres) et au-delà. En Allemagne, en 2003, au cours d’un vent violent, les freins d’une éolienne sont tombés en panne et les pales n’étaient plus contrôlées. Une pale a frappé la tour, et la nacelle toute entière est tombée de la tour. Les pales et d’autres pièces ont atterri jusqu’à 500 mètres de la base de la tour. (Il est à noter que toutes les éoliennes mentionnées dans cet article sont des éoliennes industrielles à trois pales, de type « face au vent ». Les éoliennes de type « sous le vent » ne sont plus construites depuis les années 80). Etant donné la date, cette éolienne était probablement plus petite que celles construites actuellement, et ne pouvait donc projeter des pièces aussi loin. Cette distance est presque identique aux calculs de projection de glace par des éoliennes équipées de pales de 30 mètres tournant à 20 tours/minute (512 mètres).

INCENDIES

La plupart des incendies d’éoliennes sont causés par la foudre, et sont alimentés par 1000 litres d’huile hydraulique dans la nacelle. Il est probable que combattre un tel incendie à 80 mètres (26 étages) soit impossible avec le matériel habituellement disponible. Par ailleurs, un incendie peut endommager les commandes de l’éolienne jusqu’à ce que l’appareillage de la nacelle soit réparé ou remplacé, ce qui la rend plus sujette encore aux types d’accidents décrits dans le paragraphe précédent.

FOUDRE ET SURTENSIONS

Les éoliennes causent elles-mêmes des irrégularités dans la fourniture de courant en fonction de la vitesse du vent. Sur le réseau, l’offre et la demande doivent toujours être en équilibre : il n’y a pas de stockage de l’électricité. Quand le vent tombe, il y a moins de puissance (panne partielle), jusqu’à ce qu’une centrale au charbon ou au gaz, placée à une certaine distance de la centrale éolienne, démarre pour accroître la production. Quand le vent souffle fort, il y a des surtensions. Des habitants qui vivent près d’une centrale éolienne à Meyersdale, PA, qui a démarré en décembre 2003, ont dû remplacer des éléments de cuisson et des petits appareils à cause de surtensions qui ont commencé à cette époque. Des habitants de Lincoln Township, WI, situés près d’une centrale éolienne, ont remarqué une augmentation des cas de foudre dans leur région, après la mise en route des éoliennes en juin 1999. Deux ordinateurs protégés par des parasurtenseurs et un téléviseur, se trouvant dans des habitations différentes, ont été foudroyés simultanément un soir lorsque la foudre a frappé une éolienne proche.

EFFET STROBOSCOPIQUE

Lorsqu’elles tournent en ayant le soleil derrière elles, les pales projettent des ombres mouvantes sur le paysage et les habitations, provoquant à l’intérieur un effet stroboscopique difficilement évitable. Certaines personnes perdent l’équilibre ou souffrent de nausées à la vue du mouvement. Comme pour le mal des transports ou le mal de mer, ceci est dû au fait que les trois organes de perception de la position (oreille interne, yeux et récepteurs musculaires et articulaires) sont en désaccord : les yeux perçoivent un mouvement, alors que les oreilles et les muscles ne le perçoivent pas. Les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de migraine, ou de phénomènes associés comme le mal des transports ou le vertige, sont plus sensibles à ces effets. L’effet stroboscopique peut aussi provoquer des crises d’épilepsie. A Lincoln Township, WI, deux ans après l’installation, 33 % des personnes habitant entre 250 m et 400 m des éoliennes considéraient l’ombre des pales comme un problème, 40 % entre 400 m et 800 m, 18 % entre 800 m et 1,6 km, et 3 % entre 1,6 km et 3,2 km. (Echantillon de 230 personnes).

BRUIT

Dans la même étude de Lincoln Township en 2001, il apparaît que 44 % des personnes habitant entre 250 m et 400 m des éoliennes considéraient le bruit perçu depuis leur habitation comme gênant, 52 % entre 400 m et 800 m, 32 % entre 800 m et 1,6 km, et 4 % entre 1,6 km et 3,2 km. (Echantillon de 229 personnes). Dans certaines conditions, le bruit des éoliennes pouvait s’entendre jusqu’à plus de 3 km. Ces chiffres correspondent bien aux mesures effectuées par un ingénieur acousticien aux abords d’une installation plus récente de 30 MW et 17 éoliennes sur la frontière germano-néerlandaise, où les habitants situés à 500 m ou plus des éoliennes réagissaient fortement au bruit, et ceux situés jusqu’à 1900 m disaient être gênés. L’ingénieur a constaté que les niveaux de bruit mesurés étaient plus élevés que dans les exemples standard à cause des différences entre les caractéristiques diurnes et nocturnes du vent, et que la gêne était accrue selon la nature du bruit (impulsion, battements), cas constaté à une certaine distance des éoliennes (en l’occurrence 1500 m), mais pas juste en dessous. Ce bruit a été décrit comme « bruit de battement de faible hauteur ». Dans toutes les études, des bruits suffisants pour empêcher de dormir ou interrompre le sommeil, même fenêtres fermées, ont été constatés dans des habitations proches de centrales éoliennes. Le son à basse fréquence (10 à 200 Hz), circule plus loin, traverse les murs et contourne les obstacles à cause de sa longueur d’onde. Les sons dans la gamme de 25 à 150 Hz ont des longueurs d’onde similaires aux dimensions des pièces, et peuvent se répercuter dans les pièces. Le son à basse fréquence est particulièrement gênant, selon l’Organisation Mondiale de la Santé : « Les bruits à basse fréquence, par exemple ceux provenant des systèmes de ventilation, peuvent gêner le repos et le sommeil, même à un bas niveau de bruit ». « Pour les bruits ayant une large proportion de sons à basse fréquence, nous recommandons un seuil plus bas que 30 dBA. » (C’est-à-dire 30 dB de pression avec un filtre « A »). « Lorsqu’on est en présence de composantes à basse fréquence, les mesures basées sur des filtres A sont inappropriées. » (Le filtre A, qui élimine les sons à basse fréquence, est utilisé de façon standard dans les mesures de bruit). « Etant donné que le filtre A sous-estime le niveau de pression du bruit avec des composantes à basse fréquence, une meilleure estimation des effets sur la santé serait donnée par un filtre C ». (Le filtre C élimine moins de sons à basse fréquence). « Il est à noter qu’une grande proportion de sons à basse fréquence dans le bruit peut augmenter considérablement les effets nocifs sur la santé ». En d’autres termes, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande que les normes-seuils de mesure du bruit soient fixées plus bas que 30 dB (ainsi que mesuré avec un filtre A), chaque fois que le bruit a une part importante de composantes à basse fréquence, ce qui est le cas avec les éoliennes. Encore une fois, ceci est dû au fait que le bruit à basse fréquence est plus perturbant et a des conséquences plus importantes sur la santé, même à faible niveau de bruit, qu’un bruit à haute fréquence. Pour mesurer ce type de bruit, un filtre C donnera une lecture plus précise du niveau de bruit, en incluant plus de sons à basse fréquence.

Le Docteur Amanda Harry, une physicienne britannique, a constaté (aux abords d’une centrale de 16 éoliennes en 2003) que 13 des 14 personnes interrogées souffraient d’une augmentation des maux de tête, et que 10 rencontraient des troubles du sommeil et de l’anxiété. Les autres symptômes étaient des migraines, des nausées, des vertiges, des palpitations, du stress et de la dépression. Le bruit peut entraîner des vertiges et des pertes d’équilibre chez les personnes ayant des antécédents de pertes auditives dues au bruit car, dans le cas de dommages auditifs dus à une exposition intensive au bruit (ex. : machines), les organes de l’équilibre de l’oreille interne peuvent également être endommagés. Cela porte le nom de phénomène Tullio. Les vertiges et l’anxiété sont des phénomènes neurologiques. Par conséquent, les cas d’anxiété et de dépression constatés en association avec d’autres symptômes à proximité des centrales éoliennes ne sont pas une réponse névrotique aux symptômes, mais plutôt une réponse neurologique aux problèmes d’équilibre que les personnes ressentent à cause des effets stroboscopiques ou des bruits à basse fréquence. La privation de sommeil, soit dit en passant, entraîne elle aussi de l’anxiété et de la dépression. Les personnes âgées, qui dorment souvent moins profondément, sont plus susceptibles de souffrir de troubles du sommeil à cause du bruit des éoliennes. Elles peuvent également souffrir plus facilement de troubles de l’équilibre à proximité des éoliennes, à cause des problèmes liés à l’âge et relatifs à la fonction de l’oreille interne (vertiges et acouphènes) ou aux nerfs et aux parties du cerveau qui reçoivent les signaux de l’oreille interne. Il est à noter que, parmi les personnes en bonne santé de 57 à 91 ans, 5 % ont des vertiges chroniques, et 24 % des acouphènes.

CONCLUSION

Au vu de ces effets sur la santé et de ces risques, les éoliennes ne devraient pas être placées à moins de 500 m d’une route ou d’une habitation. Les personnes vivant à moins de 800 m devraient être informées qu’elles risquent de subir des niveaux de bruits et des effets stroboscopiques très gênants, qui se prolongent (à un moindre degré) jusqu’à 1,6 km et plus des éoliennes. A 3,2 km, le bruit est parfois perceptible, mais peu d’habitants sont gênés. A Lincoln Township, WI, deux ans après l’installation des éoliennes, 73 % des habitants disent qu’ils n’envisageraient pas d’acheter ou de construire une maison à moins d’1,6 km des éoliennes, et 23 % souhaiteraient résider à au moins 3,2 km. (Echantillon de 212 personnes).

Il est significatif que chacun de ces rapports (le premier sur les risques de chutes, le second sur le bruit), est conforté par des données indépendantes mais qui amènent au même résultat. Pour le bruit, les données (qui concernent deux centrales éoliennes d’âge et de pays différents) provenant d’une étude locale et des mesures effectuées par un ingénieur mentionnent la même distance à laquelle le bruit cesse d’être gênant : entre 1,6 et 2 km. Par conséquent, l’âge ou le type d’installation n’influe pas sur le problème du bruit, et les mesures effectuées de façon appropriée confortent les dires des riverains.

En conclusion, d’après ces données, les éoliennes ne devraient pas être implantées à moins de 2,5 km des habitations. Ceci tout en sachant qu’il y aura toujours des problèmes de santé et de qualité de vie causés par les éoliennes au-delà de cette distance. Les personnes vivant entre 2,5 km et 5 km d’une future centrale éolienne devraient être prévenues des effets potentiels sur la santé et la qualité de vie, et être correctement indemnisées pour ce préjudice.

lundi 30 juin 2014

Tachycardie, nausée : le bruit des éoliennes, nocif pour la santé ?

L’implantation de huit éoliennes industrielles a poussé une association de l’Allier à déposer plainte contre X pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui. Une première. Les plaignants s’appuient sur des études qui prouveraient la nocivité de ces moulins à vent.

Que disent les scientifiques invoqués par les « anti » au sujet des sons émis par les éoliennes ?

Nicole Lachat, une biologiste suisse députée suppléante des Verts au Parlement jurassien, vient de recenser dans une étude les recherches indépendantes réalisées par des médecins, des biologistes et des acousticiens.

Selon elle, le bruit provoque des « effets néfastes avérés sur la santé, et ces effets ne sont pas seulement auditifs ». (Télécharger l’étude)

Les éoliennes provoquent deux sortes de bruit :
  • un bruit audible : au niveau de la nacelle, celui-ci atteint 120 décibels et à 300 mètres, il est d’environ 45db. A comparer avec la puissance sonore d’une boîte de nuit (95 à 105 db).

    Les chercheurs Petersen et al. ont montré que le bruit des éoliennes était plus génant que celui provenant d’autres sources (trafic routier, aéroport). Et voir les éoliennes aggrave le sentiment de dérangement des riverains.

    Nicole Lachat explique :

    « A des vitesses ne dépassant pas 15 m/s, les pales émettent le même genre de bruit qu’un planeur. Des vitesses plus élevées créent des turbulences autour des pales qui émettent alors des bourdonnements. De surcroît, à chaque passage de la pale sur le mat, un “wouf” est émis. »
  • des infrasons : on ne les entend pas mais le corps les perçoit. Certains chercheurs pensent que ces sons, puisqu’on ne les entend pas, sont sans danger pour la santé . Mais d’autres, de plus en plus nombreux, soutiennent au contraire que les infrasons produits par les machines sont les plus nocifs pour les riverains.

Le syndrome éolien : maux de tête, tachycardie

La pédochirurgienne américaine Nina Pierpont a mis un mot sur les souffrances des riverains liées aux nuisances sonores : le syndrome éolien. Elle a mené une recherche auprès de 38 habitants vivant juste à côté d’éoliennes industrielles et dont les symptômes se sont développés après la mise en service des engins. L’échantillon est certes faible, mais l’étude est plus qualitative que quantitative.

Elle a constaté plusieurs symptômes récurrents chez ses sujets :

  •  troubles du sommeil,
  • maux de tête,
  • acouphènes (bourdonnements ou tintements dans les oreilles),
  • sensation d’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oreille,
  • vertiges (étourdissements et sensations d’évanouissement),
  • vertige (sensation du corps ou de la pièce qui tourne),
  • nausées,
  • troubles de la vue,
  • tachycardie (accélération des battements du cœur),
  • irritabilité,
  • problèmes de concentration et de mémoire,
  • angoisses associées à des sensations de palpitations ou de frémissements internes, surgissant pendant l’éveil ou le sommeil.

L’apparition des symptômes n’est pas immédiate. Les personnes s’exposant quelques heures aux éoliennes ne sont pas affectées. Ils ne concernent donc que les individus en contact permanent avec les turbines. Parmi les riverains, les enfants et les personnes âgées sont les plus exposés au syndrome éolien.

D’après Nicole Lachat :

    « Plusieurs études montrent qu’en présence de bruits de basse fréquence, les symptômes et le degré à partir duquel les personnes sont gênées augmentent au fil du temps et qu’il n’y a pas d’habituation. »

Elle cite un médecin australien, le docteur Laurie, qui a constaté les mêmes maux. Cette dernière se montrerait même plus alarmiste quant aux effets néfastes des infrasons : l’apparition des symptômes varie d’un cas à l’autre, de quelques semaines à plusieurs mois, avec une aggravation au fil du temps. Surtout, Laurie a constaté que les infrasons pouvaient se propager jusqu’à 10 kilomètres dans des zones montagneuses ou rurales.

8 000 éoliennes d’ici 2020

En France, la distance minimale entre une éolienne industrielle et une habitation est de 500 mètres. Des chercheurs préconisent d’augmenter cette distance. Nicole Lachat estime :

    « [qu’]un certain consensus semble se dessiner autour d’une distance minimale de 1,5 à 2 km. Il est toutefois nécessaire de prendre également en compte que chaque situation environnementale est particulière. »

Face aux résistances de plus en plus virulentes des riverains, la nécessité d’études sur le long terme pour connaître ces effets durables devient urgente. D’autant que l’éolien se développe considérablement en France. L’objectif affiché du Grenelle de l’environnement est d’atteindre 8 000 éoliennes d’ici 2020. Aujourd’hui, on en compte environ 3 500.

lundi 23 juin 2014

Perturbateurs endocriniens

Joie que ces problèmes de santé publique préoccupent enfin en haut lieu mais tristesse d'un tel rapport qui ne fait que "chiffrer" le coût de cette exposition aux perturbateurs endocriniens. Qu’en est-il du facteur "humain" (si ce mot, dans ce système mortifère, a encore un sens), du sacrifice inutile de milliers d'individus devenus des machines à consommer, sur l'autel du profit le plus bestial de nos industriels. Il en sera de même avec les futures victimes de Fukushima, des téléphones portables. Mais que vaut une vie humaine face à ce qu'elle peut rapporter en s'empoisonnant?


Le coût de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se chiffre en milliards
LE MONDE | 20.06.2014 à 10h32• Mis à jour le20.06.2014 à 12h12 |

L'exposition de la population aux perturbateurs endocriniens (PE) coûterait environ 4 milliards d'euros par an au système de santé français (31 milliards d'euros au niveau européen). C'est l'une des conclusions d'un rapport préparé par deux économistes et rendu public mercredi 18 juin par l'Alliance pour la santé et l'environnement (Health and Environment Alliance, HEAL), une organisation non gouvernementale européenne qui rassemble une soixantaine d'associations de la société civile, de syndicats de soignants ou de mutuelles.

Lire aussi : Les perturbateurs endocriniens dans la ligne de mire de la France


Les perturbateurs endocriniens sont des substances ou mélanges de substances qui peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système hormonal et ainsi accroître le risque de problèmes de santé. Les plus célèbres d'entre eux sont le bisphénol A (BPA), certains phtalates, certaines dioxines, le célèbre insecticide DDT, les polychlorobiphényles (PCB), ou encore le pesticide chlordécone – utilisé dans les Antilles françaises jusque dans les années 1990. Au total, plusieurs centaines de molécules de synthèse en circulation – dans les matériaux d'emballage, les pesticides, les cosmétiques et de nombreux produits d'usage courant – sont considérées comme perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés.



L'ONG HEAL a confié à Julia Ferguson (Cranfield School of Management à Bedford, Royaume-Uni) et Alistair Hunt (université de Bath, Royaume-Uni) le soin d'évaluer le montant des frais de santé liés à cinq grandes catégories de troubles ou de maladies liés à des déséquilibres hormonaux : infertilité ; malformations de l'appareil génital des petits garçons ; cancers hormono-dépendants (testicule, prostate, sein) ; obésité et diabète ; troubles autistiques et neuro-comportementaux des enfants. Selon les deux économistes, ces pathologies pèsent en France, au total, pour 82 milliards d'euros annuels dans les dépenses de santé (sur un total de 243 milliards d'euros).


« IMMENSÉMENT COMPLEXE DE DÉMÊLER LES CAUSES DES MALADIES »

Sur cette somme, les auteurs ont tenté d'estimer la part attribuable à l'exposition des populations aux PE. « Les maladies que nous avons prises en compte sont multi-factorielles et il est immensément complexe de démêler les causes pour en sortir une en particulier », explique Julia Ferguson, coauteur du rapport.
Pour ce faire, les deux économistes ont utilisé une étude épidémiologique récente suggérant que 1,8 % des cas d'obésité infantile aux Etats-Unis étaient dus à une exposition au bisphénol A. Ils ont ensuite formé l'hypothèse, basse, que les quelque 1 000 substances analogues en circulation pouvaient, toutes ensembles, être responsables d'au plus 5 % des troubles hormonaux considérés – troubles dont le lien avec les PE a été montré sur l'animal ou l'homme. Mme Ferguson estime que les hypothèses retenues conduisent probablement à une « importante sous-estimation ».

« UN RAPPORT CONSERVATEUR ET EN DESSOUS DE LA RÉALITÉ »

Le rapport de HEAL n'a toutefois pas été publié dans une revue à comité de lecture. Mais ses conclusions sont cohérentes avec des travaux analogues publiés, eux, dans la littérature scientifique. Leonardo Trasande, professeur associé de pédiatrie et de santé environnementale à l'université de New York, a ainsi conduit une étude parue en février dans Health Affairs, estimant les coûts de santé annuels suscités aux Etats-Unis par un seul perturbateur endocrinien, le bisphénol A (BPA), en ne considérant que deux pathologies (obésité et troubles cardiovasculaires). Le résultat obtenu est de près de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) par an.

« Le rapport de HEAL est très conservateur et vraisemblablement en dessous de la réalité, commente M. Trasande qui n'a pas participé à sa rédaction. D'abord, il ne tient compte que des coûts de santé et non des autres coûts induits, comme l'absentéisme au travail, etc. Ensuite, plus la recherche avance, plus nous découvrons d'autres effets sanitaires liés aux perturbateurs endocriniens. »

Les chiffres de la France – pays le plus frappé au monde par les deux principaux cancers hormono-dépendants (sein et prostate) – apparaissent particulièrement mauvais. Le rapport de HEAL a répété le même calcul pour les membres de l'Union européenne et seule l'Allemagne parvient à un résultat pire que la France, avec un surcoût de 5 milliards d'euros pour son système santé. Le Royaume-Uni talonne la France et arrive en troisième position.

Stéphane Foucart
Journaliste au Monde











mercredi 18 juin 2014

Lettre ouverte à l’attention de Madame Ségolène ROYAL

Villes et villages sans pesticides :
Vous en avez rêvé, les associations l’ont déjà fait

Madame la ministre, 

Vous vous apprêtez à lancer une initiative intitulée « Villes et villages sans pesticide ». Nous accueillons favorablement votre engagement en faveur d’une suppression de l’utilisation des pesticides dans nos communes ; d’autant plus que nos associations ont développé depuis de longs mois une campagne complète avec un site internet éponyme qui, entre autre, référence les communes sans pesticides. Vous en avez rêvé, les associations l’ont donc déjà fait…

Par delà l’affichage des communes œuvrant à une suppression des pesticides, nous estimons nécessaire et urgent que le Gouvernement mette en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre l’objectif de « zéro pesticides » le plus tôt possible et partout où le public pourrait être exposé à ces produits nocifs, en allant donc au-delà de ce que propose actuellement la loi Labbé ou l’arrêté du 27 juin 2011

A ce jour, les communes ont ainsi jusqu’en 2020 pour en finir avec les pesticides. Pour nos associations, 2015-2016 offrirait un délai suffisant pour changer de pratiques, informer les citoyens et former les élus et le personnel municipal aux alternatives à l’utilisation de pesticides (d’autant que le processus est largement engagé, ou abouti, dans  de nombreuses collectivités, suite notamment aux lois Grenelle). La mise en place d’échéances intermédiaires permettraient aussi d’apprécier les évolutions mois après mois afin de mieux suivre lespratiques locales et éviter que certaines communes attendent le dernier moment pour se conformer à l’objectif « zéro phyto ». 

En outre, ce projet « Villes et villages sans pesticides » doit reposer sur une grille de critères précis, avec des moyens adéquats, et couvrir de vastes zones et territoires. De fait, nous souhaitons que les stades, cimetières, trottoirs et zones jouxtant tous les points d’eau puissent être des lieux sans pesticides. De même, nos associations estiment urgent de mettre en place dès à présent des zones sans pesticides à proximité des habitations, écoles, crèches, hôpitaux et maisons de retraite quand des zones agricoles jouxtent ces lieux de vie. Comme vous le savez, l’utilisation de pesticides peut affecter la santé des publics sensibles. 

Vous trouverez joint à ce courrier, un certain nombre de mesures concrètes dont certaines peuvent être mises en place rapidement. Comptant sur votre écoute, nous restons à votre entière disposition pour poursuivre ce premier échange et envisager la synergie de nos projets.

Exemples de mesures concrète à mettre en place

Pour atteindre l’objectif fixé de zéro exposition aux pesticides des populations, tout particulièrement les populations vulnérables, il faudra mettre en place un échéancier clair et contraignant et donner les moyens (humains et financiers) nécessaires pouratteindre cet objectif. 

Pour ce qui est des populations jouxtant des zones cultivées 
  • En zone agricole, mise en place de Zones Non Traitées (ZNT) de 200 mètres minimum àaugmenter en fonction des lieux (notamment des lieux qui accueillent des populationsvulnérables) et des régions à IFT hautes ainsi que  lorsque sont utilisés des produits T ou T+,et/ou contenant des perturbateurs endocriniens et/ou des CMR ; 
Motivation : les dernières informations sur les intoxications aigues subies par des écoliers, les nombreux témoignages reçus par nos organisations sur des casd’intoxications, les expositions mesurées de ces populations etc. nécessite des mesures de protections des riverains. Comment justifier qu’une ZNT soit imposée le long des cours d’eau, qu’on envisage de pulvériser certains pesticides à la tombée de la nuit pour protéger les abeilles et que dans le même temps aucune mesure de protection ne soit prise pour protéger la santé des Hommes et tout particulièrement des enfants. 

  • Etablir une norme limitant la présence des pesticides dans l'air avec des mesures aux abordsdes lieux de vie (habitations, écoles etc.).
Motivation : Cette norme est inexistante à l’heure  actuelle, de fait, les mesures qui peuvent être prises en la matière n’ont qu’une utilité indicative et ne contraignent pas la prise de mesures. A minima et à titre d’information, ces mesures doivent être rendus obligatoires, tout particulièrement dans les zones à risques (le long des écoles).

  • Obligation d’anémomètres embarqués sur les tracteurs pour mesurer la force du vent etvérifier que l’arrêté de 2006 a bien été respecté ;
Motivation : Il existe un arrêté en date du 12 septembre 2006 qui stipule que "Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. "
Or, dans la pratique, il s’avère que cet article n’est quasiment jamais respecté et qu’il s’avère très difficile pour les citoyens (même avec des relevés météo) de fairela preuve du non-respect de cette disposition.


Pour compléter ce dispositif, et permettre notamment aux riverains de prendre des mesures de protection en amont, il serait nécessaire de rendreobligatoire :

  • un avertissement obligatoire populations 48h avant  chaque épandage par l’agriculteur via un courrier (postal ou électronique) + affichage enmairie ;
  • la mise en place de « manche à air » visible de tous, agriculteurs comme riverains ou gendarmes ;
  • une signalétique dans les champs comme cela se faitdans d’autres pays quand le produit est épandu et à laisser 48h après la pulvérisation  et signalétique permanente le long des routes traversant et longeant les zones à fort IFT  de type « ATTENTION – Zone de traitements fréquents - Ne pas stationner » ;
  • Imposer dans le cadre de la révision des SCOT et PLU des mesures intégrant le risquesd’exposition aux pesticides

Il faut aussi plus de moyens de contrôle et de police sur le territoire :
  • Avoir plus de gendarmes FREE (Formateur Relais Enquêteur Environnement) et/ou des fiches d’instruction OPJ spécifiques à ce types d’infractions toutes qualifiées de délictuelles
Pour les Zones non agricoles
  • Contrôler et imposer le respect de l’arrêté du 27 juin 2011 relatif à l’interdiction d’utilisation de certains produits mentionnés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime dans des lieux fréquentés par le grand public ou des groupes de personnes vulnérables 
Motivation : Les articles 5 et 6 de cet arrêté ne sont quasiment jamais respectés, ils stipulent pourtant :
« Art. 5. -Sans préjudice des dispositions de l’article 4, les zones des lieux fréquentés par le grand  public qui font l’objet de traitement par un produit mentionné à l’article 1 er sont interdites d’accès aux personnes,
Art. 6. -Préalablement aux opérations d’applicationdes produits visés à l’article 1er, les zones à traiter situées dans les lieux mentionnés à l’annexe et dans les parcs, les jardins, les espaces verts et les terrains de sport et de loisirs ouverts au public sont délimitées par un balisage et font l’objet d’un affichage signalant au public l’interdiction d’accès à ces zones.
L’affichage informatif est mis en place au moins vingt-quatre heures avant l’application du produit, à l’entrée des lieux où se situent les zones à traiter ou à proximité de ces zones. L’affichage mentionne la
date du traitement, le produit utilisé et la durée prévue d’éviction du public. L’affichage et le balisage des zones traitées restent en place jusqu’à l’expiration du délai d’éviction du public. » 


  • Donner les moyens aux collectivités pour anticiper  le passage au zéro pesticides sur leurterritoire. Espérer imposer le zéro pesticides sansformer les élus, les gestionnaires et lesapplicateurs (mais aussi les citoyens) est illusoire et voué à l’échec. Il faut former sérieusement et informer sur les risques santés, environnementaux et les techniques alternatives. Ces formations doivent être faites par des personnes compétentes et indépendantes des vendeurs de pesticides de synthèse.
L’Etat devrait aussi être exemplaire et passer à zéro pesticide sans délais sur les espaces dont il a  la gestion. Enfin, les acteurs privés ne doivent pas être oubliés : bailleurs, établissement de santé, entreprises etc. doivent appliquer l’arrêté du 27 juin 2011 dès maintenant.

http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr/